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Dominique Rouquier
, guitare
Pierre Delaveau , guitare Laurent Delaveau , contrebasse David Rivière , accordéon Laurent Zeller , violon
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"ZAZOUS" c'est quoi c'binz ?
Officiellement :
Jeunesse décadente défiant ouvertement les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy.
Officieusement :
Fans de jazz arborant un style résolument provocateur affichant délibérément une futilité à toute épreuve et une volonté de tout tourner en dérision.
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Culture Loisirs | Culture Le jazz simple des Pommes de ma douche Bertrand Dicale. - Publié le 12 septembre 2006 - Actualisé le 12 septembre 2006 : 10h10
Les Pommes dans ma douche : guitares, contrebasse, accordéon et violon
pour «une musique joyeuse à jouer, la vraie musique tout public».
Prodiges manouches, délices swing... Inspiration chez Django et mélodies de la chanson classique : un heureux quintet joue en ouverture de tous les concerts des Nuits manouches à l'Européen. «TOUS LES PURISTES vous le diront :
Cinq musiciens «sans prétention»
L'histoire des Pommes de ma douche a
commencé à l'orée des années 2000, avec nous ne sommes pas vraiment dans le jazz. Nous faisons du jazz populaire, du jazz simple.» Le contrebassiste Laurent Delaveau trace sans mal la frontière : avec ses quatre confrères des Pommes de ma douche, il va assurer toutes les premières parties des soirées du festival des Nuits manouches, du 15 au 23 septembre, à l'Européen, avec une musique familière à tous, rencontre du jazz manouche et de grandes mélodies de la chanson française. Leur nouvel album, On n'est pas là pour se faire engueuler (chez Le Chant du monde-Harmonia Mundi), mêle les grands classiques des années 1930 à 1950 (de J'ai deux amours et Puisque vous partez en voyage à La Biche, le Loup et le Chevalier) à de grands classiques jazz (Tickle Toe) et à des compositions originales de la même veine (L'Archet du lest, Gadjo d'pommes, Roule Hot). Et le violoniste Laurent Zeller l'avoue : «Nos plus beaux concerts, c'est quand les gens se mettent à danser ou à chanter. Là, on sait pourquoi on est sur scène.» «l'ambition de jouer Minor Swing,
Nuages, les standards de Django». Ce sont cinq musiciens «sans
prétention». Laurent Delaveau et son père Pierre font du bal, comme David
Rivière l'accordéoniste ; le guitariste Dominique Rouquier avait jadis joué du
rock avec le contrebassiste, le violoniste Laurent Zeller jouait surtout du
classique... «Par amusement, par défi, on monte ce groupe et en trois
répétitions on a monté un petit répertoire pour jouer dans les bars", raconte
Laurent Delaveau. "On a vite fait le tour des standards et on s'est aussi vite
rendu compte que la musique manouche est très bien servie par des virtuoses,
Biréli Lagrène ou Tchavolo Schmitt". Et qu'il nous fallait un répertoire un peu
plus excentré, parce qu'on savait très bien qu'il n'y a pas de Biréli dans le
groupe.»
Puis est venu ce que Laurent Zeller
appelle «un faisceau de bonnes coïncidences. Comme dans les films, on a
rencontré un vieux monsieur, légende dans le milieu manouche, évangélique de
passage à Blois près de chez nous. Avec lui, on s'est retrouvés dans une carte
postale : les caravanes avec les petits enfants, des musiciens ahurissants qui
font le boeuf, un vieux qui parle avec une voix éraillée, l'ambiance de la
cérémonie évangélique – le truc qui serre à la gorge et qui fait qu'on ne peut
que se dire : «C'est ça que je veux faire.» Ensuite, Tchavolo Schmitt a accepté
de faire avec nous un de nos premiers concerts, ce qui a donné un élan
énorme.»
Un swing à la française
La virtuosité phénoménale des musiciens manouches qu'ils côtoient étant hors d'atteinte, les cinq Pommes se concentrent
sur la mise en place d'arrangements plus variés, qui les invitent aussi à puiser
dans le répertoire d'une époque où la chanson française était consanguine du
jazz swing. «On peut emprunter la culture des manouches mais nous n'y sommes
pas nés. Nous sommes plutôt chanson française et Charles Trenet était le bon
joint.» En 2004, leur album J'ai connu de vous Monsieur Trenet leur
fait accéder à une certaine reconnaissance. Une manière aussi de rappeler que
Django Reinhardt a fait du bal et que Tchavolo est aussi un grand connaisseur de
chanson française classique...
Dans ce swing, dans ces chansons jouées
sans paroles (sauf un petit refrain de temps à autre, comme pour inviter le
public à chanter), Laurent Delaveau voit «une musique joyeuse à jouer, la
vraie musique tous publics : les jeunes parce que c'est joyeux, les vieux parce
que ça leur rappelle des souvenirs... On a joué dans des prisons et ça plaît aux
taulards pour le côté loulou, on a joué dans des maternelles, des salles des
fêtes à la campagne, des bars à Paris... On n'a jamais fait de bide». Après leur hommage très réussi à Charles Trenet, voilà le 3ème disque du sympathique groupe de Blois, davantage swing que manouche, comme le souligne Alain Remaeckers dans son texte de présentation. Les Pommes de ma douche défendent un swing bien de chez nous tant par l 'instrumentation (heureux accord des cordes et des lames) que par le répertoire, majoritairement une relecture de chansons françaises d'avant et d'après guerre : paris je t'aime d'amour, thème qu'henri Crolla illumina de sa guitare, Puisque vous partez en voyage de Mireille récemment repris par Françoise Hardy, 1er rendez-vous, Je suis swing de Johnny Hess, J'ai deux amours de Vincent Scotto, La biche le loup et le chevalier de Salvador, Mademoiselle de Paris de Paul Durand, On n'est pas là pour se faire engueuler de Vian…bref, du gôut et de l'originalité ; en prime quelques compos des pommes qui tiennent la route (cf Roule hot ou Bossapin) ainsi que 2 reprises inhabituelles, SVP de Piazzolla et le swinguant Tickle toe.
Mise en place, fraicheur, rigueur et modestie ne sont pas les moindres qualités de ce quintet à l'équilibre parfait où sur une rythmique béton, guitare, violon et accordéon alternent chorus enlevés. Un swing à la française très agréable à écouter. Francis Couvreux
Troisième CD pour Les pommes de ma douche. Sacré parcours pour ces blésois depuis le succès de leur premier CD en 2002. Après leur hommage à Trénet en 2004, le clin d’oeil est rendu cette fois-ci à Boris Vian. Enthousiasme et bonne humeur sont toujours de mise au vu et à l’écoute de ce quintet. Ils sont là pour le défilé (facile, ok !) mais surtout pour s’amuser et ça s’entend. L’accordéon de David Rivière prend de plus en plus d’amplitude, quand au violon et à la guitare leur complémentarité fonctionne à merveille. Pas de volonté de prouesses techniques ou de démonstration, juste l’envie de nous replonger dans le swing de Paris. Des grands moments de la chanson française sont présents. Mais surtout à l’instar du premier CD ils reprennent les compositions avec quatre morceaux, notamment le très efficace Roul’hot. La reprise de SVP d’Astor Piazzolla rajoute une couleur tango et "L’archet du leste" de Dominique Rouquier des harmonies russes tourbillonantes. Un groupe à voir en concert où leur côté festif devient une évidence. Dans la jaquette on y apprend l’origine du nom du groupe "les pompes de manouches" est devenu les "pommes de ma douche". Voici un mystère élucidé. publié par cristof
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